Faune sauvage

Pygargues et aigles : comprendre les différences

Dans le monde fascinant des oiseaux de proie, une grande confusion existe souvent entre pygargues et aigles. Pourtant, bien qu’appartenant à la même famille, les Accipitridés, ces deux oiseaux présentent des caractéristiques distinctes qui permettent de les différencier. L’objet de cet article est d’éclairer le lecteur sur ces différences et ainsi d’améliorer sa connaissance de ces espèces spectaculaires d’oiseaux.

L’appellation en langue anglaise : source de confusion

La principale raison pour laquelle de nombreuses personnes confondent pygargues et aigles réside dans la manière dont ces espèces sont désignées en langue anglaise. En effet, tous les membres de la sous-famille des Haliaeetinae, comprenant les pygargues, sont appelés « sea eagles » ou « aigles pêcheurs », ce qui prête à confusion avec les véritables aigles, appartenant quant à eux à la sous-famille des Aquilinae.

Ainsi, le terme « aigle » peut désigner tantôt un pygargue, tantôt un véritable aigle selon le contexte ou selon l’espèce évoquée. 

Des aspects physiques propres à chaque espèce

Malgré cette confusion, il est possible de distinguer pygargues et aigles en observant leur morphologie. Les difformités phénotypiques spécifiques à chaque espèce peuvent être un critère essentiel dans l’identification de ces oiseaux.

La taille et le poids

Généralement, les pygargues sont physiquement plus grands que les aigles, avec des tailles pouvant atteindre 90 cm pour certaines espèces, alors que la taille des aigles se situe généralement entre 60 et 75 cm. Le poids des pygargues peut également aller jusqu’à 7 kg, ce qui est supérieur à celui des aigles qui reste en moyenne autour de 4 – 5 kg.

Les couleurs du plumage

Les pygargues et les aigles présentent aussi des différences au niveau de la couleur de leur plumage. Les aigles ont souvent un plumage majoritairement brun-foncé sur l’ensemble du corps, avec quelques variations telles que des taches blanches ou brunes claires sur les ailes, le dos et la gorge.

À l’inverse, les pygargues possèdent une tête blanche distinctive, y compris chez le célèbre pygargue à tête blanche, emblème des États-Unis. Par ailleurs, leur queue est également blanche, tandis que le reste de leur corps présente un plumage brun-foncé.

Des habitudes alimentaires divergentes

En plus de leurs caractéristiques physiques distinctes, les habitudes alimentaires de ces deux sous-familles d’oiseaux sont aussi un critère permettant de les différencier.

Le régime des pygargues

Les pygargues ont principalement une alimentation piscivore, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent en majorité de poissons. Grâce au bord antérieur aiguisé de leur bec, ils sont capables d’attraper et de découper aisément leur proie.

Ils adoptent également une stratégie de vol stationnaire pour repérer les poissons à la surface de l’eau et plonger soudainement pour les capturer avec leurs serres. Ils peuvent toutefois consommer des charognes et s’attaquer occasionnellement à des animaux terrestres tels que les oiseaux ou les petits mammifères.

Le régime des aigles

Les aigles quant à eux, présentent des habitudes alimentaires moins spécialisées, bien que majoritairement carnivores. Leur régime varie selon les espèces et peut inclure aussi bien des poissons que des oiseaux, des reptiles ou des mammifères, comme les lapins ou les marmottes. Contrairement aux pygargues, les aigles chassent souvent en s’élançant depuis un perchoir ou en planant au-dessus du sol à la recherche de leur proie.

Un habitat différent entre les espèces

Les pygargues vivent généralement à proximité des cours d’eau et des zones humides, où la présence de poissons et de charognes est importante, tandis que les aigles ont une préférence pour les montagnes et les territoires ouverts.

Cette différenciation s’explique principalement par leurs habitudes alimentaires ainsi que par le type de nidification favorisé par chaque espèce : les pygargues choisissent souvent de construire leur nid près de l’eau, tandis que les aigles optent pour des falaises escarpées afin de protéger leurs petits.

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